Aujourd’hui, la vigne a retrouvé sa terre rouge sur les flancs du Mont Valence, au pied du Mont Paon, au passage d’Aurefol. Pas à pas, ligne après ligne des arrentements passés, il a fallu retrouver les clos bénis, les tènements (parcelles), les pieds épanuois et attendre que la nature nous guide dans ce lieu du Terroir d’Auge :
les Collines de la Lèque, les Terres des Plaines, le Mont Valence, le Mont Paon, le vallon d’Aurefol, le Gaudre de Massau et de l’Arcoule, le Vallon de Cabrière, les Terres de Chevrier, de l’Arcanelle et de l’Antanille …
Un travail de romain.

Le vin renaissant chauffe à nouveau dans des foudres de chêne de 6500 litres chacun. Ils permettent cette bataille entre les tanins de l’arbre et ceux du raisin… un duel palpitant.
Puis il est élevé en barriques de chêne pendant un an pour apaiser les esprits avant une mise en bouteille salvatrice.
Comme l’indique le guide Hachette 1999, le vin rouge 1995 d’Olivier d’Auge est un vin puissant. Le rosé est le petit frère terrible avec ses accents iodés, signe que la mer Méditerrannée n’est pas si loin, juste derrière les plaines qui déroulent après le Mont Paon.
Le chemin d’Auge a été taillé dans les rochers par les Romains, la Tour d’Auge a été construite par les seigneurs des Baux au XIVe siècle, Olivier a planté la vigne du XXIe siècle pour 2000 ans à nouveau…
Syrah, Mourvèdre, Grenache et Cabernet Sauvignon … les cépages constitutifs des vins des Baux de Provence s’expriment avec panache sur la montagne d’Auge, face au Mistral.
Ils donnent naissance à des vins aux accents rocailleux, secs et puissants comme le Mistral dasn le vallon d’Aurefol, qui roulent et qui coulent comme sur les versants de Valence, moussus comme les garrigues de la terre de Chevrier, torrides et arides comme à Cabrière et aux Lèques, longs en bouche comme pour rappeler l’ascension du Mont Paon avec l’Antanille et l’Arcanelle.
Des vins à boire à grandes lampées comme se remplit le Gaudre de Massau et de l’Arcoule les jours de tempête et de pluie.